Quelques mots: Bonjour le matin: Ohayo Bonjour dans la journée: konnichi wa Merci: arigato Merci beaucoup: arigato gozaimasu

Bonsoir: konban wa Bonne nuit: oyasuminasai  Oui: Aie Au revoir: sayonara Bienvenue: yokoso A bientôt: dewa mata ne.

Le Japon est un pays insulaire de l’Asie de l'Est. Situé dans l'Océan Pacifique, il se trouve dans la mer du Japon, à l'est de la Chine, de la Corée et de la Russie, et au nord de Taïwan. Étymologiquement, les kanjis (ou idéogrammes) qui composent le nom du Japon signifient « lieu d'origine du soleil » ; c'est ainsi que le Japon est parfois désigné comme le « pays du Soleil levant ».

Le Japon forme un archipel de 6 852 îles, dont les quatre plus grandes sont Honshū, Hokkaido, Kyūshū et Shikoku, et représentent à elles seules 97 % de la superficie du Japon. La plupart des îles sont montagneuses, parfois volcaniques ; par exemple, le plus haut sommet du Japon, le mont Fuji est un volcan (inactif depuis la fin du XVIIIe siècle). Le Japon est le dixième pays le plus peuplé, avec environ 127 millions d'habitants pour 377 835 km2(337 hab. /km2). Le Grand Tōkyō, qui comprend la capitale Tōkyō et plusieurs préfectures environnantes, est la plus grande région métropolitaine du monde, avec plus de 30 millions d'habitants.

Les recherches archéologiques démontrent que le Japon était peuplé dès la période du Paléolithique supérieur. Les premières mentions écrites du Japon sont de brèves apparitions dans des textes de l'histoire chinoise du Ier siècle. L'histoire du Japon est caractérisée par des périodes de grande influence dans le monde extérieur suivies par de longues périodes d'isolement. Depuis l'adoption de sa constitution en 1947, le Japon a maintenu une monarchie constitutionnelle avec un empereur et un parlement élu, la Diète.

Le Japon est un pays développé, avec un niveau de vie très élevé (huitième plus haut IDH) et la plus longue espérance de vie au monde (selon les estimations de l'ONU).

La plupart des Japonais ne croient pas en une religion particulière et unique bien qu’un certain nombre d’entre eux se soient convertis au christianisme suite à l’arrivée de saint François Xavier en 1549. Les Japonais sont profondément animistes, de nombreuses amulettes, utilisées tant à la maison qu’en voyage, en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n’étant qu’une appropriation animiste des dieux d’autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de participer aux cérémonies shintoïstes et les activités des autres religions furent limitées. Ce shintoïsme d’État fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite saint François Xavier). Beaucoup d’autres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintoïste à l’occasion du Nouvel An et tenter d’attirer leur attention avant les examens d’entrée à l’école ou à l’université. Raisonnant de manière confucianiste, elle souhaitera parfois un mariage à l’occidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du XVIIe siècle et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusqu’à une quasi-clandestinité des chrétiens du pays, mis à part sur l’île de Kyūshū, notamment à Nagasaki, ainsi que dans la moitié sud du Japon, où les chrétiens sont plus nombreux. Aujourd’hui, la situation s’est inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes, dont la Sōka Gakkai et ses six millions de membres, qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.

Le pays possède l'un des réseaux de transport les plus performants au monde, la quasi-totalité de son territoire étant accessible en transports en commun. Cette facilité à se déplacer a contribué au développement économique et démographique du pays. Au Japon, la voie ferrée est le principal moyen de transport des passagers : le réseau de trains, métros et lignes à grande vitesse (Shinkansen) est dense et très efficace. Il est complété par des réseaux de bus locaux, en zone urbaine comme en zone rurale. L’infrastructure routière nipponne est bien entretenue et couvre efficacement tout le territoire, jusqu'aux zones montagneuses les plus reculées. Il y a de plus des projets de dédoublement des grands axes routiers à travers les montagnes (projet nommé « Japan corridor »). Le Japon possède par ailleurs l’une des principales flottes commerciales maritimes au monde. Le Japon possède également un réseau de transports aériens très moderne, avec deux compagnies aériennes : Japan Airlines et All Nippon Airways.

La culture japonaise est influencée par celle de la Chine et celle de la Corée (bien que ceci ne soit pas toujours complètement admis). Mais elle en est aussi distincte. Les influences culturelles étrangères se sont historiquement effectuées via la Corée du fait de leur proximité géographique. L’arrivée des Portugais et plus tard des Américains a quelque peu modifié ce système.

Un onsen (« source chaude ») est un bain thermal japonais. Il s'agit de bains chauds dont l'eau est généralement issue de sources volcaniques parfois réputées pour leurs propriétés médicinales. Les onsen sont des lieux de détente et de relaxation. Ils proposent souvent, en plus du bain lui-même, des possibilités d'hébergement et de restauration. Le terme onsen tend d'ailleurs à désigner les installations entourant la source chaude elle-même. L'essentiel reste néanmoins le bain lui-même, dont les plus appréciés sont situés à l'extérieur, face à un paysage préservé, et construits en matériaux naturels comme la pierre et le bois. Il existe de nombreux types d'onsen : il peut s'agir de bains extérieurs ou intérieurs. Leur gestion peut être publique (souvent dépendant de la municipalité) ou privée dans le cadre d'un hôtel, d'un ryokan (auberge traditionnelle) ou d'un minshuku (chambre d'hôtes). Le prix d'entrée pour les bains seulement varie entre l'entrée gratuite et plus de 1000 yen, prix qui varie selon les services offerts par l'établissement. Certains onsen nécessitent de passer la nuit pour avoir accès aux bains, le prix peut alors varier entre 15 000 et 30 000 yen.

Le Japon étant un pays volcanique, les sources chaudes ne manquent pas. On peut trouver des onsen un peu partout dans le pays, parfois concentrés dans des villes thermales (Gero, Beppu par exemple). On trouve toujours un onsen suffisamment proche de la ville pour y passer un week-end de courtes vacances et faire ainsi une pause reposante entre deux semaines de travail. À l'intérieur de l'onsen, comme dans les sentō, la nudité est de rigueur et les personnes présentes disposent pour tout vêtement d'une serviette qui peut servir de cache-sexe, même si la pudeur n'est pas de mise autour des bains. Les onsen sont considérés par certains Japonais comme permettant la « communion de la nudité » où la nudité collective permet de mieux se connaître en profitant également de l'atmosphère détendue des onsen.

Depuis la fin du XIXe siècle et les protestations américaines, les onsen ne sont plus mixtes, sauf quelques exceptions. Dans un onsen comme dans un sentô, tous les baigneurs doivent se laver et se rincer avant d'entrer dans les bassins. Tous les onsen sont équipés de cabines contenant des robinets, des seaux, des tabourets et des produits de toilette (savon et shampooing). Beaucoup d'entre eux fournissent des pommes de douche pour faciliter le lavage. Entrer dans un onsen en étant sale ou avec des traces de savon sur le corps est considéré comme inacceptable. Dans les onsen très isolés, il peut ne pas être possible de se savonner avant d'entrer dans les bains ; les baigneurs doivent alors au moins se rincer.

Onsen

La cuisine japonaise peut être définie comme la cuisine traditionnelle du Japon. Elle est constituée de viandes ou de poissons, de riz ou de nouilles, de légumes et d'algues, généralement assaisonnés avec des condiments locaux. Il est fréquent de manger en accompagnement lors d'un repas une petite soupe ainsi que des salaisons appelées tsukemono, le tout en utilisant des baguettes. Les plats les plus typiques sont les sushi et sashimi, les nouilles udon et soba, les plats à la sauce teriyaki, les fritures et beignets tels que les tempuras, le tōfu et le nattō, ainsi que le fondue japonnaise Shabu-Shabu. Les Japonais ont aussi importé des recettes qui ont été adaptées et sont ensuite devenues des classiques comme le katsudon, le riz au curry ou les rāmen. Il existe également des boissons (thé, alcool de riz) et des pâtisseries (wagashi) typiquement japonaises. On trouve de nombreux ustensiles spécifiques à cette cuisine, notamment des couteaux, l'art de la coupe étant très développé au Japon.

Les ryokan sont souvent constitués de matériaux typiques : bois, bambou, cloisons de papier, portes coulissantes. D'autres utilisent des matériaux plus modernes tout en gardant l'esthétisme japonais. Les chambres sont de grandes pièces munies de cloisons coulissantes (les shoji) et d’une table basse au milieu de la pièce. Le sol est généralement recouvert de tatamis constitués de paille de riz, les clients dorment sur un « futon » déroulé avant la nuit par les femmes de chambre. Les ryokan sont également munies de bains chauds. L’eau provient parfois de sources thermales situées sous le ryokan. On parle alors d’onsen.  Pour séjourner dans un ryokan, il est préférable d’arriver en début ou milieu d’après-midi.

Il est impératif d’attendre l’okamisan, la gérante des lieux. Elle vous conduira à travers le ryokan. Il est de coutume au Japon, d’enlever ses chaussures à l’entrée. Des chaussons sont à votre disposition pour vos déplacements à l’intérieur. Un vêtement d’intérieur porté dans les ryokans, le « yukata », kimono de coton à motifs bleus et blancs, est également mis à votre disposition. De nombreux ryokan disposent de bains communs, il est important de connaître les horaires d’alternance entre les hommes et les femmes.

D’autres établissements plus prestigieux possèdent un onsen. Il est préférable aussi de prévoir des espèces, beaucoup ne prennent pas la carte de crédit. Enfin, il est mal considéré par l’okamisan de se réveiller tard et de rester la journée dans sa chambre. Il est important lorsque l'on séjourne dans un ryokan de respecter l'harmonie et le bien être des lieux. En effet, nombreux japonais viennent s'y reposer le temps d'un week-end dans le but de retrouver la sérénité après une semaine de travail oppressante. Un ryokan ferme ses portes à 23 h, quelques ryokan permettent à leurs convives de rentrer plus tard, il faut au préalable prévenir les maitres des lieux. Cependant, la plupart respectent consciencieusement cet horaire. Dans les ryokan les plus coûteux, le soir, après le repas, les femmes de chambre passent pour retirer la table basse et installer des futons pour la nuit. Les futons peuvent aussi être disposés avant l’arrivée des clients.

Sakura est le nom japonais des cerisiers ornementaux du Japon ainsi que de leurs fleurs. La cerise vient d'une autre espèce de Prunus.La floraison de ces cerisiers a, au travers de l'histoire du pays, toujours inspiré les artistes japonais : l'empreinte culturelle de cet évènement est omniprésente dans la littérature (notamment dans les mangas et les anime), la peinture japonaises, les danses traditionnelles, le théâtre et la religion (bouddhisme, shintoisme). De même, le sakura est très présent dans la musique. Il existe au moins une chanson populaire intitulée Sakura sakura, initialement prévue pour être jouée par un shakuhachi (flûte de bambou) ; on compte également de nombreux morceaux de J-Pop portant ce titre. Les sakura sont représentés de manières très diverses sur les kimonos, les articles de papeterie et la vaisselle. Sakura est aussi un prénom féminin. Sakura est également le nom d'un ensemble folklorique japonais basé à Paris et qui interprète des minyô. Il est actuellement le seul groupe hors du Japon dont le répertoire couvre toutes les régions de l'Archipel. Le sakura a toujours été un symbole de beauté éphémère au Japon et est étroitement associé aux samouraïs et aux bushi.

La vie était considérée comme belle et courte, un peu comme une fleur de cerisier. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le sakura était un symbole servant à motiver le peuple japonais. Les pilotes nippons le peignaient sur les flancs de leur avion avant de partir pour une mission suicide, en tant que symbole de beauté et de nature éphémère. Le gouvernement encourageait les Japonais à croire que l'âme des soldats morts au combat se réincarnait en fleurs de cerisier. Aujourd'hui encore, les militaires et les policiers utilisent ces fleurs comme emblèmes, drapeaux et insignes à la place de classiques étoiles. Chaque année, l'Agence Nationale de Météorologie et l'ensemble de la population suivent le sakura zensen (front des fleurs de cerisier). Tous les soirs, les prévisions à ce sujet suivent le bulletin météorologique du journal télévisé. La floraison commence à Okinawa en janvier et atteint généralement Kyōto et Tōkyō à la fin du mois de mars ou en début d'avril. Puis, elle progresse vers le nord pour atteindre Hokkaidō quelques semaines plus tard. Les Japonais prêtent une grande attention à ces prévisions. Ils pourront ainsi aller dans les parcs, les autels et les temples en famille ou entre amis pour "contempler les fleurs" (hanami), manger et boire. Les festivals du hanami célèbrent la beauté des cerisiers en fleurs et sont, pour beaucoup, une occasion de se reposer et de profiter du paysage.

L'empereur du Japon est le chef de l'État japonais. Selon la Constitution promulguée en 1947 lors de l'occupation ayant suivi la Seconde Guerre mondiale, il a maintenant un rôle uniquement symbolique et détient sa fonction du peuple japonais. L'empereur actuel, Akihito, est le dernier d’une succession que la tradition prétend ininterrompue et que la légende historique fait commencer en 660 av. J.C. avec l’empereur Jimmu, descendant de la déesse Amaterasu. Pour les partisans du culte impérial, dont l'influence fut prédominante lors de l'expansion de l'ère Shōwa, l'empereur avait un statut divin, symbolisé par les insignes impériaux. Ce statut a fait l'objet d'une remise en question lors de l'occupation du pays par les forces américaines, ces dernières obligeant en conséquence Hirohito à renoncer officiellement, en janvier 1946, à sa nature de « divinité incarnée » sans toutefois renoncer à son ascendance divine. Le pouvoir impérial a souvent été usurpé de fait par des chefs de familles puissantes, dont les mieux connus sont les shoguns. Pour échapper aux pressions et conserver leur pouvoir, certains empereurs « retirés » affectèrent de laisser le trône à des membres de leur famille, tout en exerçant leur contrôle depuis les coulisses. Après avoir résidé plusieurs siècles au Kyōto-gosho à Kyōto, les empereurs se sont installés au milieu du XIXe siècle dans l’ancien château d'Edo (Tōkyō), devenu Palais impérial. L'Agence impériale située sur le domaine du Kōkyo, gère presque tout ce qui concerne l’empereur et sa famille : service du palais et menus, santé, sécurité, déplacements et emploi du temps officiel.

Le shintoïsme est essentiellement polythéiste. Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l'homme dans l'univers : être un élément du grand tout. Ainsi, un cours d'eau, un astre, un personnage charismatique, une simple pierre ou même des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités. Comme dans beaucoup de systèmes religieux, le shintoïsme développe l’idée d’une réalité supérieure, ou « divine ». Cette réalité est peuplée d'une multitude d'être appelés kami. Par certains aspects, le panthéon shintoïste ressemble à ceux d’autres religions anciennes. Toutefois, par d’autres traits, les dieux et les déesses vénérés rappellent ce que d’autres systèmes religieux qualifieraient de figures héroïques plutôt que divines. En effet grand nombre de kami sont beaucoup plus humains que les dieux et déesses d’autres religions, et dans certains cas, ils prennent une forme humaine.

Le bouddhisme est, selon les points de vue traditionnels, une philosophie, une spiritualité ou une religion apparue en Inde au Ve siècle av. J.-C. Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques et cosmogoniques, abordées dans la perspective de la libération de l'insatisfaction, du plein épanouissement du potentiel humain.

Le terme shogun signifie « général », c'est la contraction de seiitaishōgun, que l'on peut traduire par « grand général pacificateur des barbares ». Néanmoins, après qu'il fut attribué à Minamoto no Yoritomo, il devint un titre héréditaire de la lignée Minamoto, indiquant le dirigeant de facto du Japon (dictateur militaire), alors même que l'empereur restait le dirigeant de jure (en quelque sorte le gardien des traditions). Le titre de Seii Taishogun fut par la suite abandonné lors de la constitution au XIXe siècle du kazoku, c'est-à-dire de la noblesse japonaise.

Conquête des Emishis: Il s'agit originellement d'un titre donné, au début de l'Époque de Heian, aux commandants militaires de rang princier pour la durée des campagnes contre les Emishi (peuple indigène qui refusa de se soumettre au pouvoir impérial du prince Yamamoto. Le plus fameux de ces shoguns était Sakanoue no Tamuramaro) qui soumit les Emishi au nom de l'empereur Kammu. Plus tard dans l'époque Heian, une fois les Emishi intégrés ou confinés sur Hokkaidō, le terme shōgun ne fut plus utilisé dans ce sens.

Guerre de Gempei Cependant, plus tard dans l'époque Heian, au cours de la guerre de Gempei, un shogun supplémentaire fut désigné. Minamoto no Yoshinaka, après être entré dans la capitale et en avoir fait partir les Taira, fut proclamé Asahi Shogun par l'empereur retiré Go-Shirakawa. Cependant, après qu'il eut tenté de prendre le contrôle du clan Minamoto, il fut très vite éliminé par son cousin Minamoto no Yoshitsune (frère de Minamoto no Yoritomo), non sans avoir forcé Go-Shirakawa à l'élever au rang de Seii Taishogun.

Shoguns célèbres: Minamoto no Yoritomo, Ieyasu Tokugawa, Ashikaga Takauji, Yoshinobu Tokugawa.

Samouraï est un mot japonais désignant un membre de la classe guerrière qui a dirigé le Japon féodal durant près de 700 ans. Si l'ère Heian est pour la cour impériale une période de paix et de prospérité, les provinces, en revanche, étaient secouées de révoltes paysannes dues aux lourds impôts, réprimées par les kokushi (gouverneurs de provinces nommés par le gouvernement impérial). Les petits fermiers se placèrent sous la protection de puissantes familles de propriétaires terriens, qui de ce fait s'enrichirent et furent bientôt en mesure de recruter des armées privées, constituées de guerriers professionnels, mais aussi de simples civils (paysans, artisans, citadins). Ces armées conféraient une certaine puissance et une indépendance grandissante à ces propriétaires terriens, riches, mais dénigrés par l'aristocratie de Kyōto, et leur permettaient de défendre leurs terres contre les menaces diverses, mais aussi de s'étendre aux dépens de leurs voisins. De plus, certains tentaient de se dégager de la tutelle du gouvernement central, ce qui provoqua des révoltes auxquelles prirent part certains des premiers gouvernements samouraïs.  En 935, Taira no Masakado, gouverneur de la province de Shimosa, tua son oncle Kunika et rallia à lui de nombreux guerriers, gagnant ainsi le contrôle de la quasi-totalité du Kantō et s'auto-proclama empereur en 939. La même année, sur les côtes de la mer intérieure, Fujiwara no Sumitomo rassembla des wakō (pirates) et se révolta également.

Le gouvernement n'eut pas de mal à réprimer ces premières révoltes samouraïs, se contentant d'engager d'autres clans pour lutter contre les premiers. En 1028, Taira no Tadatsune se révolta également et prit le contrôle du Kantō. La cour tarda alors à réagir, selon Louis Frédéric, « les forces impériales étaient trop faibles pour intervenir efficacement contre lui. » Au bout de quatre mois, cependant, la cour les envoya contre Taira no Naokata, qui fut vaincu. En 1031, Minamoto no Yorinobu se joignit aux forces de pacification impériale, obligea Tadatsune à se rendre, et prit le contrôle du Kantō. Par la suite, les familles de samouraïs les plus influentes, notamment les Taira et les Minamoto, furent appelées à la cour pour assurer la sécurité de l'empereur et de l'aristocratie, avec qui ils tissèrent peu à peu des liens, bien que gardant un statut très bas. Les jōkō, notamment, s'entouraient de gardes du corps samouraïs à demeure dans son palais, les hokumen no bushi (ce qu'on peut traduire par « samouraïs du côté nord »). Avec la pacification de la période Edo, la fonction combattante des guerriers diminue et ceux-ci deviennent des fonctionnaires. Ils vont laisser le côté guerrier pour les cérémonies, et commencer à s'intéresser aux arts (surtout l'écriture).

Néanmoins, peut-être pour se redonner de la valeur, ils vont codifier des règles très strictes de leur caste, sous le nom de Bushidō (voie du guerrier). Le suicide rituel du seppuku — aussi connu sous le nom de Hara-Kiri (littéralement "ouvrir le ventre") — devra être interdit à certaines périodes par le shogun (seigneur militaire du Japon). En effet, pour sauvegarder son honneur, un samouraï devait se faire seppuku s'il arrivait malheur à son maître, à sa famille, ou simplement s'il avait fait une faute grave, son seigneur pouvait lui commander à n'importe quel moment le seppuku s'il ne s'estimait pas satisfait. Ce rite provoquait parfois des ravages dans les rangs des samouraïs.

Dans la tradition, le fils de Samouraï était soumis à une discipline très stricte. Le temps des caresses maternelles est douloureusement court. Avant même d'avoir vêtu son premier pantalon, on l'avait soustrait autant que possible aux tendres contacts et on lui avait appris à réprimer les élans affectueux de l'enfance. Tout plaisir oisif était rigoureusement mesuré et le confort lui-même proscrit, sauf en cas de maladie. Ainsi, dès le moment où il sut parler, on l'enjoignit de considérer le devoir comme le seul guide de son existence, le contrôle de soi comme la première règle de conduite, la souffrance et la mort comme des accidents sans importance de point de vue individuel. Cette éducation austère n'allait pas sans impératifs beaucoup plus contraignants, destinés à développer une impassibilité totale dont l'enfant ne devait jamais se départir, hormis l'intimité de la maison. On accoutumait les garçonnets à la vue du sang en les forçant à assister à des exécutions. Ils ne devaient manifester aucune émotion. De retour chez eux, on les obligeait à manger un grand plat de riz coloré en rouge sang par l'adjonction d'un jus de prunes salé, afin de réprimer tout sentiment d'horreur secret. Des épreuves encore plus pénibles pouvaient être imposées, même aux très jeunes enfants. A titre d'exemple, on les contraignait à se rendre seuls, à minuit, sur les lieux du supplice, et à en rapporter la tête d'un des condamnés pour preuve de leur courage.

En effet, la crainte des morts était jugée tout aussi méprisable de la part d'un samouraï que celle des vivants. Le jeune samouraï devait apprendre à se prémunir contre toutes les peurs. Dans toutes ces épreuves, la plus parfaite maîtrise de soi était exigée. Aucune fanfaronnade n'aurait été tolérée avec plus d'indulgence que le moindre signe de lâcheté. En grandissant, l'enfant devait se satisfaire, en guise de distractions, de ces exercices physiques qui, très vite et pour le restant de ses jours, préparent le samouraï à la guerre : Kenjutsu, jujutsu, Bajutsu, Kyujutsu respectivement art du sabre, lutte, art équestre, tir à l'arc. On lui choisissait des compagnons parmi les fils des domestiques, plus âgés que lui et sélectionnés pour leur habileté dans l'exercice des arts martiaux. Ses repas, bien qu'abondants, n'étaient pas très raffinés, ses tenues légères et rudimentaires, sauf à l'occasion des grandes cérémonies. Lorsqu'il étudiait, en hiver, s'il arrivait qu'il eût si froid aux mains qu'il ne puisse plus se servir de son pinceau, on lui ordonnait de plonger dans l'eau glacée pour rétablir la circulation. Si le gel engourdissait les pieds, on l'obligeait à courir dans la neige.

Plus rigoureux était encore l'entraînement militaire proprement dit : l'enfant apprenait de bonne heure que la petite épée à sa ceinture n'était ni un ornement, ni un jouet. Pour l'éducation religieuse du jeune samouraï, on lui apprenait à vénérer les dieux anciens et les esprits de ses ancêtres. On l'initiait à la foi et à la philosophie bouddhique et on lui enseignait l'éthique chinoise. Peu à peu, à mesure qu'il passait de l'enfance à l'adolescence, la surveillance à laquelle il était soumis allait en s'amenuisant. On le laissait de plus en plus libre d'agir selon son propre jugement, avec la certitude qu'on ne lui pardonnerait pas la moindre erreur, qu'il se repentirait toute sa vie d'une offense grave et qu'un reproche mérité était plus à redouter que la mort même. Aussi, protégé par les mœurs candides de la vie du vieux Japon, le jeune samouraï gardait en grandissant une pureté d'esprit et une simplicité de cœur exceptionnel. Le samouraï apprenait son métier au sein d'écoles anciennes dispensant une formation aux armes, à la stratégie, au renseignement et aux divers aspects de l'art de la guerre. Ces koryu, écoles anciennes, ont été le cadre qui a façonné l'excellence technique et morale du samouraï.

Fabrication du Saké:

Polissage

La qualité du saké dépend avant tout de la qualité de ses deux composants fondamentaux : l’eau et le riz. Pour ce dernier, l’élimination des couches extérieures du grain chargées de protéines, vitamines et graisses participe de surcroit à la finesse du bouquet final. C’est le rôle de l’opération de polissage. Le taux de polissage indique la masse du grain de riz poli par rapport à sa masse originale. Dès lors, plus ce taux est bas, plus la qualité du saké est potentiellement élevée. Le taux moyen chez Masumi est de 57 %, un chiffre nettement inférieur à la moyenne nationale.

Lavage et Trempage

Les grains qui ressemblent maintenant à de petites perles – pour les meilleurs sakés, leur volume a diminué de plus de moitié- sont lavés. Le riz subit alors un trempage durant lequel il doit absorber un volume d’eau précis. Cette opération qui peut paraître banale est chronométrée avec précision, car si le riz reste trop longtemps dans l’eau, il sera inutilisable pour la suite du processus.

Cuisson

Chargé de l’eau dont il s’est imprégné au trempage, le riz est cuit à la vapeur en continu dans une machine durant 50 minutes. Pour préparer un (kôdji) (malt à riz) idéal et assurer une bonne fermentation, le riz devra être bien tendre à cœur en restant toutefois ferme à l’extérieur.

Elaboration du (kôdji)

20% environ du riz cuit quotidiennement est consacré à la préparation du (kôdji), une sorte de malt destiné à transformer la fécule contenue dans le riz en sucres (saccharification). Le (kôdji) est un élément central déterminant dans la qualité de la cuvée. Une attention de tous les instants est donc apportée à ce travail délicat qui va durer 2 jours. Le riz est ensemencé de spores à (kôdji) et étalé sur les tokos, sortes de grandes tables, à l’intérieur du (kôdji) muro (salle de culture). Dans cet espace confiné aux cloisons en bois de cèdre du Japon, il est soigneusement enveloppé dans de grandes pièces de tissus. La culture peut alors commencer dans l’humidité et la chaleur ambiante de 30 degrés. Le deuxième jour, 3 opérations successives consistent à retravailler le (kôdji) en l’étalant sur des plateaux pour favoriser l’évaporation de l’eau et éviter une élévation trop rapide de sa température. Au matin du troisième jour, le (kôdji) est sorti de la salle de culture. Il est étalé au frais sur de grands plateaux et peigné pour stopper son évolution.

Culture du shubo

Le prochain stade consiste à créer un genre de “pied de cuve” appelé shubo. Dans une petite cuve, du riz cuit est mélangé au (kôdji), à de l’eau et de l’acide lactique (un procédé traditionnel plus long, consistant à laisser les bactéries lactiques se développer naturellement, existe également. Cette méthode, appelée Yamahai, demande deux fois plus de temps mais produit un type de saké plus charpenté). On effectue alors un levurage sur le mélange et pendant les 14 jours de culture du shubo qui vont suivre, les enzymes du (kôdji) vont lentement transformer l’amidon du riz en glucose, qui à son tour va lui-même servir à nourrir les levures et accélérer leur concentration. Ce processus qui joue un rôle-clef dans la phase de fermentation est géré avec minutie. La température des citernes est continuellement contrôlée et ajustée. L’hygiène est de rigueur pour éviter toute perturbation microbienne. Si la culture est menée à bien, la population levurienne finale du liquide, qui a désormais l’aspect du yaourt, est de 200 à 300 millions de cellules par goutte. 

Fermentation

A ce stade, le glucose présent au départ dans le shubo a été presque totalement absorbé et le mélange commence à “avoir faim”. C’est le moment de préparer le moromi, ou moût de riz, pour la fermentation finale: Le shubo est transvasé dans une citerne de taille moyenne et nourri avec les mêmes ingrédients de base (eau, (kôdji), riz cuit) pour augmenter son volume. Afin d’éviter un arrêt de fermentation, cette opération est étalée en 3 fois sur 4 jours. Après le premier complément, le moromi repose une journée. Puis l’opération est renouvelée les troisième et quatrième jours, cette fois dans de grandes citernes pour la phase finale. Le (kôdji) va continuer à transformer l’amidon en sucres, convertit à leur tour en alcool sous l’effet des levures dans un système de fermentation unique en son genre. Ce phénomène propre au saké japonais, où (kôdji) et levures continuent à travailler simultanément dans la même citerne, est connu sous le nom de “système de fermentation multiple parallèle”.

Pressurage

Après 21 à 25 jours de fermentation, le moromi a atteint sa maturité et développe un arôme et un bouquet équilibré. Son titre alcoométrique est compris entre 18% et 20 % de volume. Il doit être débarrassé du kasu (lies blanches) pour être commercialisé. C’est l’opération de pressurage. Plusieurs procédés existent pour la clarification du saké, du plus traditionnel par gravité appelé kubitsuri au plus moderne, par compression pneumatique. À l’exception d’Arabashiri qui est embouteillé et expédié peu après le pressage, les sakés sont élevés en cuves pour une période de 6 mois à 2 ans. La durée de cette maturation dépend de la variété.

Pendant notre séjour, mes temps forts inoubliable:

j'ai particulièrement apprécié Kyoto avec la beauté de ses quartiers, de ses temples et de ses jardins, juste somptueux...J'ai étais fan de mon escapade au Château Himeji, de toute beauté, avec son histoire et son envergure à couper le souffle, au Mont Koya les sites mémorables, une rencontre incroyable avec les moines, le prêtre, un cadre et un décor idyllique, l'expérience de demeurer dans un temple bouddhiste et une aventure à ne pas manquer!!

Nara, je garderai le souvenir du Grand Bouddha mais aussi de sa faune et sa flore. Hakoné, comment oublier le sommet le plus haut du Japon? Comment oublier son sommet en forme de cône? Comment ne pas traverser le superbe Lac Ashi avec ses Torii, ses pédalos...? Puis quand on déteste l'odeur des œufs mais que l'on admire la captivante vue des montagnes que l'on peut observer aux fumeroles...Comment oublier les œufs noirs ou Kuro-tamago avec sa légende? On ne peut aimer Hakoné que lorsque que l'on y est passé, quand on est passé par Hakoné, on ne peut oublier ce côté féérique, cette empreinte traditionnelle et ses magnifique paysages aux différentes facettes et couleurs...

Pendant notre séjour au Japon, nous avons rencontrés une personne qui pour nous est formidable et exceptionnelle, elle nous a beaucoup apporter et appris grâce à son humanisme, son naturel, sa sincérité et sa disponibilité. Nous avons une pensée pour TERUYO qui restera un des nombreux souvenirs mémorable du Japon.

TERUYO une rencontre, une personne sur notre chemin qui restera inoubliable, elle restera graver dans nos souvenirs et dans nos cœurs. Merci à toi Teru (arigato gozaimasu), pleins de bises de France. Vive le coq Français (Rire) et surtout vive le JAPON...Sayonara dewa mata!!!

Date de dernière mise à jour : 22/10/2014

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