Hô-Chi-Minh-Ville  nommée Saïgon jusqu'en 1975, est la plus grande ville du Viêt Nam, devant la capitale Hanoï.

Elle se divise en 19 arrondissements et 5 districts pour une superficie de 2 090 km2 et 7 400 100 habitants (2005). Les arrondissements intra-muros sont numérotés de 1 à 12. S'y ajoutent ceux de Tân Bình, Bình Thạnh, Phú Nhuận, Thủ Đức, Gò Vấp. Les districts suburbains sont Nhà Bè, Cần Giờ, Hóc Môn, Củ Chi, Bình Chánh.

Saïgon se trouve sur les rives de la rivière Saïgon. Située à proximité du delta du Mékong, cette ville est la métropole du sud du pays. Grand port khmer jusqu'au XVIIe siècle, sa population d'origine a été rapidement mise en minorité par une colonisation de peuplement viêt. Pendant la colonisation française, elle était la capitale de l'Indochine française (Cochinchine). Après la partition du pays issue de la fin de la guerre d'Indochine, Saigon devint la capitale de la République du Việt Nam (dès 1954).

Pendant la guerre du Việt Nam, Saigon était le siège du commandement américain ; son activité économique fut également dopée par la présence de centaines de milliers de soldats américains et son port était embouteillé par l'arrivée d'énormes importations de matériel. Sa prise par les communistes le 30 avril 1975 marqua la fin de la guerre du Việt Nam (voir chute de Saïgon). La ville fut alors débaptisée au profit du nom du « leader » historique des communistes vietnamiens, Hồ Chí Minh. Néanmoins, de nombreux Vietnamiens continuent à parler de Saigon, du moins en situation informelle. Officiellement, Saïgon n'est qu'une partie (1er arrondissement) de Hô-Chi-Minh-Ville. Elle est encore, de nos jours, le poumon économique du pays.

Les Khmers, premiers habitants des lieux, désignaient cette ville sous le nom de Prey Nokor (la ville de la forêt). Ce nom est toujours d'usage pour les Cambodgiens ainsi que pour la minorité Khmer Krom vivant dans le delta du Mékong.

À l'arrivée de Vietnamiens, dans leur longue marche du delta du Fleuve Rouge au delta du Mékong sur des siècles pour bâtir le Việt Nam, la ville prit le nom usuel de Sài Gòn, tandis que le nom officiel, en usage jusqu'à la colonisation française, était Gia Định. Les Français, quant à eux, pérennisent le nom Sài Gòn, mais avec une orthographe francisée qui se prononce « Ségon » contrairement à ce que l'on peut penser.

Enfin, le 2 juillet 1976, les vainqueurs communistes imposent le nom actuel, Hô-Chi-Minh-Ville, déjà adopté par le premier gouvernement en 1945 de la République démocratique du Việt Nam, en hommage à Hồ Chí Minh.

La mousson qui commence au mois de mai et s'achève au début du mois de septembre, est marquée par des pluies torrentielles. Il pleut pratiquement tous les jours. La saison sèche débute en novembre et se termine en avril. Le mois de mars est souvent le plus chaud de l'année

Le palais de la réunification autrefois connu sous le nom de palais de l'indépendance  ou palais de Norodom, est un bâtiment historique de Hô-Chi-Minh-Ville. Il fut conçu par l'architecte Ngô Viết Thụ, premier lauréat du Prix de Rome en 1955. Le bâtiment fut utilisé comme résidence officielle des présidents de la République du Viêt Nam, et comme lieu de la passation officielle du pouvoir lors de la cérémonie de réunification le 30 avril 1975. Il a été construit entre 1868 et 1873 pour le roi du Cambodge Norodom Ier par les colons français, sur des plans de l'architecte Hermitte. L'édification du palais avait englouti à lui seul 1/4 du budget des services de travaux publics de la colonie. Le palais fut ensuite utilisé comme bureau du Gouverneur de la Cochinchine, puis par le Gouverneur-général de l'Indochine Française.

Le 7 mai 1954, l'armée française se rend au Viet Minh après sa défaite à l'issue de la bataille de Dien Bien Phu. Les Accords de Genève qui furent signés par les différentes parties, conclurent à la partition du Vietnam en deux états : la république du Vietnam au sud et la République démocratique du Viêt Nam au nord. En 1954, la France transmit le palais à Ngô Dinh Diêm qui, l'année suivante, renversa Bảo Đại, dernier empereur du Việt Nam, et devient président de la République du Sud-Vietnam. À partir de 1956, Ngô Dinh Diêm utilisa ce bâtiment comme palais présidentiel.

Le 27 février 1962, peu après 7 heures du matin, le Palais présidentiel fut bombardé par deux avions de chasse pilotés par deux lieutenants de l'Armée de l'Air Sud Vietnamienne. Ceux-ci voulaient assassiner le Président Diem et mettre fin à sa politique extrêmement impopulaire. L'attentat fut un échec, mais le bâtiment en ressortit lourdement endommagé. Ngô Dinh Diêm donna alors l'ordre de le faire démolir et de construire à son emplacement l'édifice actuel, selon le projet de l'architecte vietnamien Ngô Viết Thụ, lauréat du Prix de Rome en 1955. Mais, Ngô Dinh Diêm ne verra jamais la fin des travaux : lui et son frère cadet Ngo Dinh Nhu furent assassinés par les forces d'opposition en 1963.

Le nouveau palais fut achevé en 1966 et resta résidence présidentielle jusqu'au 30 avril 1975, date qui marqua la chute de Saigon. Ce jour-là, les chars de l’avant-garde nord-vietnamienne convergèrent vers ce bâtiment. Un blindé T-54 enfonça alors les grilles du palais, puis un soldat en sauta et courut hisser le drapeau vietcong au balcon du 4e étage, forçant ainsi le général Dương Văn Minh, nommé 48h auparavant président du Sud-Vietnam à capituler. Le palais de la Réunification est resté depuis tel quel.

L'Opéra de Saigon est un bâtiment du 1er arrondissement d'Hô-Chi-Minh-Ville. Inspiré de l'architecture de l'opéra Garnier de Paris, il a été construit en 1900. La façade de l'opéra est une réplique du Petit Palais à Paris. Durant la Guerre du Viêt Nam, ce théâtre a été le siège du parlement du République du Viêt Nam.

L'opéra de Saigon est le contrepoids de l'Opéra de Hanoï (construit en 1911 sur les plans des architectes Broger et Harloy, inspiré de l'architecture de l'opéra Garnier de Paris avec 900 sièges). Il possède ses caractéristiques spécifiques. Il a été conçu par l'architecte Félix Olivier, la construction a été réalisée en 1900 sous la supervision du cabinet d'architectes Ernest, Guichard et Eugène. Son modèle architectural est influencé par le style flamboyant de la troisième République française. La façade est inspirée du Petit Palais construit la même année en France. L'aménagement intérieur est bien équipé, avec une acoustique et un éclairage parfaits. Le bâtiment inclut un parterre et 2 balcons, capables de proposer jusqu'à 1800 sièges. Décors, inscriptions et meubles ont été dessinés par un artiste français célèbre et envoyés de France. Cependant, le décor de façade a subi quelques critiques. Suivant le modèle gothique, la façade du bâtiment a été décorée d'inscriptions et de reliefs (comme l'hôtel de ville), ce qui lui valut d'être décrite comme compliquée. En 1943, une partie de cette décoration a été enlevée. En 1998, à l'occasion du 300e anniversaire de Saigon, le gouvernement de la ville a fait reconstituer une partie du décor de la façade.

L'Hôtel de ville de Hô-Chi-Minh-Ville est un palais construit par les Français de 1902 à 1908 au centre de Hô-Chi-Minh-Ville (À l'époque Saigon en Indochine). C'est un très bel exemple de l'architecture coloniale française. Aujourd'hui il est illuminé par les services d'éclairage de la ville française de Lyon, spécialiste dans ce domaine. Il se trouve dans le 1er arrondissement de Hô-Chi-Minh-Ville.

La cathédrale Notre-Dame de Saïgon est une cathédrale au centre de Hô-Chi-Minh-Ville. Elle fut construite par les Français de 1877 à 1880. Après la conquête de la Cochinchine et de Saïgon, les colons français voulurent établir une église pour leurs offices religieux. La première église fut construite dans la rue 5 (actuellement rue Ngô Duc Ke). C'était une pagode abandonnée par les vietnamiens durant la guerre de conquête. L'évêque Lefebvre a transformé cette pagode en une église. Mais celle-ci était trop petite, et en 1863, le gouverneur de Cochinchine, l'amiral Louis Adolphe Bonard, décida de faire construire une église en bois sur la banque du canal de Charner (Kinh Lớn). L'évêque Lefebvre en posa la première pierre le 28 mars 1863. La construction toucha son terme en 1865 et l'édifice fut appelé l'église de Saïgon. Lorsque la construction fut endommagée par les termites, les offices furent tenus dans l'invité-chambre du palais du gouverneur français au Viêtnam (ce palais fut transformé en séminaire jusqu'à ce que la cathédrale Notre-Dame soit érigée).

En août 1876, le gouverneur de Cochinchine Marie-Jules Dupré organisa un concours pour déterminer l'architecture de la cathédrale Notre-Dame. L'objectif était double : fournir aux missions coloniales un lieu de culte, mais aussi de montrer au peuple vietnamien la force, par l'architecture, de la civilisation française. Le projet de l'architecte J. Bourad fut sélectionné par les organisateurs du concours parmi les dix-huit propositions avancées. La cathédrale, selon les plans de Bourad était de style roman révisé, mélangé au style gothique et basé sur le modèle de Notre-Dame de Paris, mais inférieure par la taille. L'édifice symbolisait le plus bel ouvrage de la colonie française à ce moment-là.

À l'origine, il y avait trois chantiers de construction proposés :

sur l'emplacement de l'ancienne école d'essai (actuellement au coin de la rue Hai Ba Trung et du boulevard Le Duan) ;

à Kinh Lon (actuellement boulevard Nguyen Hue) ;

à l'emplacement actuel de la cathédrale.

Après le choix du projet, une offre de construction fut lancée. J. Bourad fut alors nommé responsable de la surveillance du projet. Tous les matériaux de construction furent importés de France. Le mur extérieur de la cathédrale fut construit avec des briques rouges de Toulouse. Bien qu'elles ne soient pas enduites, ces briques conservent encore leur couleur rouge éclatante. Le 7 octobre 1877, l'évêque Isidore Colombert posa la première pierre.

La construction de la cathédrale dura trois ans. Le 11 avril 1880, à l'occasion de la célébration de Pâques, une cérémonie inaugurale fut organisée en présence du gouverneur de Cochinchine de Vilers. Le nom de l'architecte est inscrit sur une plaque de granit placée à l'intérieur de la cathédrale, ainsi que les dates de début et de fin du chantier. Le coût total fut de 2 500 000 francs français. Au début, la cathédrale fut appelée la cathédrale d'État en raison du montant des dépenses engagées pour sa construction.

On ajouta en 1895 deux clochers à la cathédrale, chacun haut de 57,6 m et abritant six cloches de bronze, pour un poids total de 28,85 tonnes. Des croix furent installées en haut de chaque flèche, mesurant 3,5 m de haut, 2 m de large, pour 600 kilogrammes. L'édifice religieux mesurait alors 60,5 m.

Dans le jardin fleuri devant la cathédrale, il y avait une statue en bronze de Pigneau de Béhaine (également appelé l'évêque d'Adran) qui dirigeait le prince Canh, fils de Gia Long, son ami proche. La statue fut sculptée en France. La statue fut descellée en 1945, mais en conservant les fondations.

La poste centrale de Saigon est un bâtiment situé au centre de Hô-Chi-Minh-Ville (Saïgon). Elle a été construite au début du XXe siècle par l'administration des Postes françaises, à l'époque où l'Indochine était colonisée. L'architecture de la poste est en harmonie avec son environnement. La charpente métallique fut conçue par Gustave Eiffel. On trouve à l'intérieur un plan de Saïgon et une carte du réseau téléphonique de la Cochinchine datant du début des années 1930.

Date de dernière mise à jour : 22/10/2014