Xi'an

Xi'an s'élève à 412 mètres au-dessus du niveau de la mer. La ville elle-même couvre 861 km².

Le climat est de type tempéré. Les températures moyennes pour la ville de Xi'an vont d'environ +1 °C pour le mois le plus froid à +28 °C pour le mois le plus chaud, avec une moyenne annuelle de +14 °C, et la pluviométrie y est de 574 mm. La région est donc relativement sèche et le manque d'eau s'y faisait sentir. Depuis 2001 cependant, un canal de 86 kilomètres lui apporte annuellement 428 millions de m³ d'eau en provenance du Huang He ou Fleuve Jaune, soit 13,57 m³ par seconde.

Les remparts de Xi'an, une des anciennes capitales de la Chine, sont un des ensembles de remparts les plus anciens et les mieux conservés de Chine.

La construction des premiers remparts de la ville (qui s'appelait alors « Chang‘an ») a commencé en 194 avant Jésus-Christ et s'est étendue sur plusieurs années. Ce mur mesurait 25,7 km de long et 12 à 16 m d'épaisseur à la base. La superficie qui était délimitée par le mur est estimée à 36 km². Le mur qui existe actuellement a été commencé sous la dynastie Ming en 1370. Il délimite une surface bien plus petite : 14 km². Le mur mesure 13,7 km de circonférence, 12 m de hauteur et 15 à 18 m d'épaisseur à la base.

La petite pagode de l'oie sauvage, est une des deux pagodes principales de la ville de Xi'an, dans la province chinoise du Shaanxi, autrefois capitale des dynasties Han et Tang, sous le nom de Chang‘an. L'autre pagode notable est la grande pagode de l'oie sauvage, construite en 652 et restaurée en 704.

La petite pagode de l'oie sauvage a été construite entre 707 et 709, pendant la dynastie Tang, sous l'empereur Zhongzong. La pagode s'élevait à 45 m jusqu'au séisme de 1556 de Shaanxi. Le tremblement de terre a secoué la pagode et l'a endommagée, ce qui a ramené sa hauteur à 43 m répartis en 15 niveaux. La pagode est faite d'une structure de briques entourant un espace vide ; sa base est carrée et le style recoupe celui d'autres pagodes de la même époque.

Pendant la dynastie Tang, la petite pagode de l'oie sauvage était séparée de son temple père, le temple Dajianfu, par une rue. Des pèlerins indiens y ont apporté d'Inde des écritures bouddhistes sacrées, car le temple était alors l'un des principaux centres de traduction des textes bouddhiques à Chang‘an. Le temple était plus ancien que la pagode, ayant été fondé en 684, soit exactement 100 jours après la mort de l'empereur Gaozong des Tang. L'empereur Zhongzong avait donné sa résidence pour la construction d'un nouveau temple à cet endroit, pour que 200 moines y vivent, en mémoire de son père Gaozong. Le temple s'appelait à l'origine le Daxianfusi, ou Grand monastère des bénédictions offertes par Zhongzong, jusqu'à ce qu'il soit renommé Dajianfusi par l'impératrice Wu Zetian en 690.

La grande pagode originale fut construite pendant le règne de l'empereur Gaozong de la dynastie Tang et s'élevait alors à une hauteur de 54 m. Cependant, cette construction de pisé revêtu de pierre s'est effondrée quelques décennies plus tard. L'impératrice au pouvoir Wu Zetian a fait reconstruire la pagode et lui a fait ajouter cinq nouveaux étages en l'an 704. Mais le violent séisme de 1556 de Shaanxi l'a fortement endommagée et l'a réduite de trois étages à sa hauteur actuelle de sept étages.Le bâtiment tout entier penche à présent de manière perceptible (plusieurs degrés) vers l'ouest. Sa structure sœur du VIIIe siècle, la petite pagode de l'oie sauvage, également à Xi'an, n'a que peu souffert de ce tremblement de terre. La grande pagode de l'oie sauvage fut intensément réparée pendant la dynastie Ming.

L'armée des dix-huit mille soldats en terre cuite

Le mausolée de Xi'an qui s'étend sur environ 56 km², est un mausolée dédié à l'empereur Qin Shi Huangdi. L'ensemble archéologique, qui se trouve à proximité de la ville de Xi'an, comprend d'une part le tombeau proprement dit, et d'autre part les fosses où l'on a trouvé, à partir de 1974, l'armée enterrée formée par des milliers de soldats de terre cuite. Cette dernière est parfois appelée armée de terre cuite ou armée d'argile.

La tombe proprement dite est recouverte par un tumulus haut de 115 mètres, et n'a pas été explorée. On en connait le contenu légendaire au travers du récit de Sima Qian.

À quelque 1500 mètres se trouvent les fosses contenant quelque huit mille statues de soldats datant de 210 av. J-C, qui ont quasiment toutes un visage différent, et de chevaux en terre cuite. C'est « l'armée enterrée », destinée à garder l'empereur. Ces statues furent cuites dans des fours à une chaleur d’environ 900 °C, puis décorées et colorées.

En 1914, à l'occasion d'une expédition archéologique, Victor Segalen avait livré une description détaillée de l'aspect extérieur du mausolée.

La fosse n° 1, mise au jour par des paysans qui creusaient un puits en mars 1974, n'est qu'une fosse parmi d'autres. Certaines ont été retrouvées à plusieurs kilomètres du tumulus de sa tombe. L'édification de la nécropole a nécessité trente-six ans d'ouvrage, avec une main d'œuvre de quelque 700 000 personnes. D'après Les Mémoires historiques de l'historien Sima Qian, les ouvriers ayant préparé le tombeau et assisté à l'enterrement ont été emmurés vivants dans le mausolée à la fin de la cérémonie afin que les secrets de sa construction ne soient pas divulgués. Les sacrifices humains à la mort d'un empereur paraissent avoir été fréquents dans la Chine de cette époque. Certaines fosses contiennent d'ailleurs de nombreuses dépouilles.

Les premiers guerriers ont été découverts par des cultivateurs qui creusaient un puits dans un village voisin. Rapidement, les fouilles ont commencé, et de larges bâtiments ont été édifiés pour les protéger. Le premier a été terminé en 1979. On trouve beaucoup de fantassins, mais aussi des archers, des chars, des cavaliers, des généraux, etc.

Les personnages mesurent près de 1,80 m à 2 m, et ont tous un visage différent grâce à un jeu d'assemblage des différents éléments composants le visage. Ils portent tous une arme (épée, arc, arbalète) en bronze recouverte d'une fine couche de chrome (raison pour laquelle certaines de ces armes sont toujours affûtées) ; certaines d'entre elles auraient été pillées ou en partie retirées par des archéologues pour les analyser ou les exposer dans un musée, mais on peut encore distinguer leur trace dans la forme des mains.

Depuis cette grande découverte des fosses n° 1, 2 et 3 remontant à quelques dizaines d'années, les archéologues en ont trouvé de nouvelles qui ont été mises au jour. L'une d'elles contient des milliers d'armures en pierre d'une finesse incroyable, même pour notre époque. Une autre, appelée la « fosse aux juges » présente des notables, des scribes, probablement des hommes de loi. La dernière découverte en date, la fosse n° 4, fouillée récemment (vers 2004), contient des musiciens et une grue longeant un ruisseau factice.

Il semblerait que l'empereur ait souhaité être entouré jusque par-delà la mort de toutes les choses qu'il aurait appréciées de son vivant et d'avoir des moyens pour affronter l'éternité.

Date de dernière mise à jour : 22/10/2014

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