Toronto

Toronto est une ville multiculturelle et moderne dont 49% de la population est née à l'extérieur du Canada. La lingua franca a toujours été l'anglais, mais une centaine d'autres langues sont parlées. 50 % des habitants de Toronto ont une langue maternelle autre que l'anglais, et 32 % parlent à la maison une langue autre que l'anglais..

Toronto est au cœur de la vie intellectuelle et culturelle du Canada anglophone. La chaîne anglophone de Radio-Canada, la Canadian Broadcasting Corporation, siège à Toronto, ainsi que TV Ontario et TFO, CTV, Global, CityTV, les chaînes anglophones et francophones du gouvernement ontarien. La plupart des maisons d'édition se trouvent à Toronto. L'International Festival of Authors (IFOA) au Harbourfront Centre est le premier festival littéraire au Canada anglophone, avec en deuxième place le festival littéraire The Word On The Street. Toronto est également un centre de productions pour le film et le théâtre (Festival international du film de Toronto).

Les nouveaux Pinewood Toronto Studios, qui se trouve dans le quartier Portlands, vont assurer une production de méga-productions étrangères avec le plus grand plateau de tournage en Amérique du Nord. On peut également voir des films de tous genres dans plus 300 salles de cinéma à travers la région métropolitaine.

On y trouve aussi le Ballet National du Canada avec son tout nouveau siège social aménagé dans les anciens locaux historiques de la CBC, partagé entre la modernité des nouvelles salles de répétition et le manoir historique de Northfield entièrement restauré. Le Toronto Symphonie Orchestra et le Conservatoire Royal de Musique avec son audacieuse rénovation font de Toronto un atout pour la culture. Depuis 1967 la compagnie de théâtre professionnelle du Théâtre français de Toronto propose une saison complète de spectacles en français. Certains spectacles sont présentés avec des Surtitres en anglais.

Il y a deux quotidiens locaux, le Toronto Star et le Toronto Sun et deux quotidiens nationaux, The Globe and Mail et le National Post. De plus, il y a plusieurs journaux gratuits quotidiens (Metro, 24 Hours) et hebdomadaires (Now, Eye, ...). La bibliothèque publique de Toronto possède, entre autres, la plus grande collection publique de documents relatifs à la science-fiction, la collection Merril, riche de plus de 55 000 articles.

Le Conseil des Artisans (Ontario Crafts Council) fait la promotion des arts céramiques, et l'expo «One of A Kind» attire des foules de partout une fois par année sur les lieux historiques d’Exhibition Place. Chaque année les festivals Luminato et Nuit Blanche réussissent à capter une part croissante du marché du tourisme de la ville. La région de Toronto compte aujourd'hui plus de 100 théâtres, où on peut voir tous les genres de spectacles, ainsi que plusieurs cinémas Imax, dont la technologie a été inventée à Toronto. La célèbre auteure canadienne, Margaret Atwood, y vit depuis des années, ainsi que de nombreux autres personnages très connus dans le monde de la culture canadienne.

La Tour CN (en anglais CN Tower) ou la Tour du CN ou, officiellement, la Tour nationale du Canada est une tour de 553,33 mètres située dans le centre de Toronto, qui est devenue l'emblème de cette ville. La tour est parfois appelée la Tour du Canadien National car la compagnie ferroviaire du Canadien National (CN) était le propriétaire de la tour.

Elle a été construite en 1976 par le Canadien National (CN) qui désirait montrer la force de l'industrie canadienne en construisant le plus haut édifice du monde. Originellement prévue comme une antenne pour la radio et la télévision, elle est aujourd'hui une des principales attractions touristiques de Toronto. En 1995, la Société immobilière du Canada a acheté la tour. Cette société de la Couronne l'a depuis renommée Tour nationale du Canada, une appellation moins courante que tour CN.

Les touristes peuvent accéder à une plate-forme comportant plusieurs niveaux entre 342 m et 351 m d'altitude : un restaurant, une plate-forme d'observation à l'air libre, ainsi qu'un plancher transparent.

Le Sky Pod (une petite plate-forme qui se trouve bien au-dessus de l'étage principal d'observation) est situé à 447 m, et est le plus haut poste d'observation ouvert au public au monde. Accéder au Sky Pod se fait en payant un supplément.

D'après le livre Guinness des records, la Tour CN était « la plus haute structure autoportante du monde ». Le 13 septembre 2007, le Burj Khalifa dépasse la Tour CN, ce qui lui fait perdre son titre de plus haute structure autoportante du monde.

La Tour CN fait partie des sept merveilles du monde moderne, selon l'American Society of Civil Engineers. Elle appartient aussi à la Fédération des grandes tours du monde. Elle est le thème central du roman Ainsi parle la Tour CN du poète et romancier francophone torontois Hédi Bouraoui.

La Tour, comme le reste de la ville, a été construite sur un important corridor de migration d'oiseaux. Un problème pour partie quantifié est celui de l'éclairage nocturne qui à Toronto semble responsable d'un grand nombre de collision de ces oiseaux avec des surfaces vitrées, antennes ou superstructures construites. Ce phénomène, souvent désigné par le nom de pollution lumineuse a des impacts qui dépassent de loin ceux du roadkill, qui est dense en ville. Le programme Fatal Light Awarness Program (FLAP) a en effet collecté près de 3 000 cadavres d'oiseaux aux pieds des tours de Toronto en un an, notamment aux pieds de la Tour du CN. À ce nombre de cadavres, il faudrait ajouter les nombreux oiseaux blessés qui se sont cachés pour mourir, ou ceux emportés par des chats ou des rats avant d'avoir pu être comptés. Par extrapolation, le programme FLAP estime de un à dix millions le nombre d'oiseaux migrateurs qui sont tués annuellement par collision avec des immeubles à Toronto. La fourchette est large, car on ignore le nombre d'oiseaux blessés par rapport à celui de ceux qui sont tués sur le coup, et combien parmi eux s'en remettront. D'autres études faites à Chicago ont montré que l'extinction des lumières de bureaux la nuit réduisait le nombre des collisions de 83 %, et on sait que depuis que l'on éclaire le fût des phares, les oiseaux ne sont plus attirés ni tués par millions comme ils l'étaient avant, attirés par les puissantes lampes tournantes.

La pollution électromagnétique, à laquelle contribuent les grandes antennes, est souvent évoquée, mais sans pour autant qu'un consensus scientifique clair soit établi sur l'importance de ses impacts sur la santé humaine et sur celle des animaux.

Date de dernière mise à jour : 22/10/2014